Juventus–Bordeaux (1-1), victoire un partout
Girondins de Bordeaux Juventus Turin Ligue des Champions
15 septembre 2009
Bordeaux joue bien, Bordeaux se procure des occasions, mais prend un but en contre de la Juve. Ce scénario on le connaît, et normalement, l'équipe française ne s'en remet jamais. Sauf que là, les Girondins sont revenus. Belle perf.
Bordeaux, en rouge dégueulasse, se rend à Turin. Mais on a l'impression que c'est la Vieille Dame qui s'est déplacée, elle joue comme à l'extérieur. Organisée en 4312, avec Giovinco en trequartista, la Juve se contente en première mi-temps de regarder comment jouent les Français. Et les Français jouent bien. Sous l'impulsion du meilleur joueur de l'hexagone, Yoann Gourcuff pour ne pas le nommer, Bordeaux domine son sujet. Première accélération de Fernando vers les buts de Buffon. Bordeaux joue propre, intelligent, appliqué ; du bel ouvrage. Laurent Blanc peut être satisfait de ses hommes. Fernando et Diarra ramassent, Plasil et Wendel coulissent bien, Chamakh attend les ballons, un peu esseulé. Mais Bordeaux joue suffisamment haut pour qu'il ne se fasse pas totalement chier. Surtout, Bordeaux joue suffisamment bien.
Mais c'est aussi parce que la Juve le veut bien. Tranquille, elle aspire les Girondins pour mieux les retourner en contre. Ainsi, même si elles sont bien plus rares, les opportunités turinoises sont les plus dangereuses. La menace pèse et porte deux noms : Iaquinta et Amauri. Le Brésilien en particulier est un guerrier Massaï, un sauvage. La première période s'achève, Bordeaux domine, Bordeaux dispense un bon football, mais Bordeaux n'a pas marqué. En face, la Juventus s'est laissée faire mais n'en reste pas moins dangereuse.
La preuve, Iaquinta n'est pas loin d'ouvrir le score, en début de seconde période, sur un nouveau contre turinois. L'étau de Juve se resserre autour de sa proie, puis se ferme. Cannavaro récupère plein axe et lance Vincenzo Iaquinta, qui ne se fait pas prier pour crucifier Ramé (qui a bien fait de rentrer suite à la blessure de Carrasso). Amen. La Juve mène 1-0, c'est la merde. Sauf que Bordeaux se repose sur ses certitudes, sa qualité et son meneur de jeu. Coup franc excentré du rejeton de l'entraineur de Lorient pour la reprise à bout portant de Plasil et l'égalisation bordelaise. La Juve ne méritait pas de mener au score éternellement et s'est d'ailleurs fait rejoindre très vite par une équipe girondine qui, elle, ne méritait pas moins. D'ailleurs, les hommes du Président continuent de jouer et tentent bien d'en mettre un deuxième, mais bon, faut quand même pas déconner. D'ailleurs, ils ne passent pas loin non plus d'en prendre un deuxième. Au final, dans l'intention comme l'occupation du terrain, les Français se sont montrés supérieurs aux Italiens. Au score, non. La routine habituelle quoi - c'est pas l'OM qui dira le contraire -, mais un bon point pour les Bordelais.